Mardi 23 septembre 2008

Le 11 septembre 2001, on nous aurait menti ?? Ce n'est pas le guignol de Richard Virenque qui s'exclame ainsi.... mais bien des peoples de chair et d'os. Jean-Marie Bigard, Marion Cotillard et Karl Zéro affirment, en effet,  que les attentats qui ont frappé les Twins Towers ce fameux 11 septembre, ne seraient qu'une sombre machination. Ils  sont loin d'être les seuls, et depuis quelques temps, cette idée (au début saugrenue) fait son chemin à travers de nombreuses  hypothèses parfois crédibles, souvent farfelues.

Ce n'est pas la première fois qu'un événement majeur de l'actualité mondiale est soupçonnée de Grand Bluff aux yeux de la population.
- Le 1 juillet 1969, Apollo 11 ne se serait pas posé sur la Lune... mais dans un studio de cinéma.
- Lee Harvey Oswald a-t-il vraiment assassiné seul John Fitgerald Kennedy ce 22 novembre 1963 à Dallas ??
- Lady Di et Dodi Al-Fayed sont ils vraiment morts ?????

C'est là que je voulais en venir.... Les célébrités qui décèdent brutalement sont-elles vraiment mortes... ou lassées d'être suivies, adulées, observées, n'ont-elles pas décidé de changer de vie. Une mort mise en scène, un peu de chirurgie,  un endroit paradisiaque et désert... et les voilà reparties pour une seconde vie (plus intime).  Dans le cas de Diana et Dodi.... plusieurs théories se bousculent : Se sont-ils lancés dans la conception d'une Mercedes sans moteur, la construction d'un tunnel sans colonne ou la formation de chauffeur sans alcool ?

Et l'Abbé Pierre.... Même pas mort. Il a réussi l'exploit de se fondre au milieu de la France, sans chirurgie, ni costume. Il a trouvé le lieu idéal pour passer inaperçu... Il somnole dans un bureau de Poste de  la Sologne derrière un guichet... Il ne s'est même pas donné la peine de laisser la pancarte "Guichet fermé". Ce spectacle est tellement fréquent qu'il n'attire pas l'attention.

Et Jésus Christ.... Même pas mort...mais ça on le sait déjà.

Et Marilyn Monroe... Même pas morte. Elle aussi a choisit la France. Trois mois de chirurgie, 2 ans d'un régime regroupant les graisses les plus saturées possible, un an chez un orthophoniste pour changer son accent.... Et la voilà qui présente des émissionss culinaire sous le pseudo de Maïté.

Et le Titanic... Même pas coulé. Il est amarré depuis peu dans le port de plaisance privé de Bernard Tapis. 

Et Luciano Pavarotti... Même pas mort... mais difficile à cacher. Il est réaparru sous les traits de Carlos pour une nouvelle tentative de fuite en janvier 2008. Où est-il maintenant ? Nul ne le sait. Les soupçons se portent sur Guy Carlier.

Et le Pape Jean-Paul II... Même pas mort. Si quand même , il n'est pas éternel. Mais sa dépouille n'est pas enterré sous une crypte de la basilique St Pierre. Benoît XVI l'a empaillée les bras en croix pour le mettre dans la pplantation de canabis du Vatican pour éloigner les oiseaux toxicos.

Ouvrez l'oeil !!




Par Tlaloc - Communauté : foll-ouf
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Dimanche 21 septembre 2008
Dans la chanson de Renan Luce, ses voisines exhibent leur lingerie fine à la fenêtre, pour la faire sècher... et ça le met dans tous ses états.... Pour ma part, si ma voisine sort le moindre soutif (cf image)  par jour de grand vent... on risque rapidement de se retrouver sur la lune (rapport au coefficient de prise au vent de ses machins), elle, la maison et moi.

Je sais qu'il est vil d'attaquer sur le physique. D'ailleurs, j'en profite d'être derrière mon ordi... car quand j'en parle à quelqu'un de vive voix, il me dit : "T'as vu ta tronche ???".... Ainsi il est vil, disions nous, mais son physique n'est pas seul en cause... aussi me permet-je.

Voici notre première rencontre. J'avais déjà emménagé depuis quelques semaines au rez de chaussée de cette maison que nous partageons, sans l'avoir jamais vu... seulement entendu. Et encore... entendu... c'est faible.
Une fois des potes étaient là pour goûter (ben oui, j'invite mes copains à goûter...) quand soudain BRRRROUMMM BRRRROUMMMM   BRRRROUMMM... et ainsi de suite et le vaisselier qui vibre dans un tonnerre de cristal (de verre), et le frigo qui rebondit sur place et les posters de Lorie qui tombent.... et mes potes qui se planquent sous la table...

Mes potes : Magne-toi... t'as jamais vu ce qu'ils font les japonais quand y'a un tremblement de terre ??

En fait de tremblement de terre.... c'est juste ma voisine qui s'est déplacée. Je leur explique en omettant le fait que moi aussi j'avais plongé sous la table, la première fois. Comme on n'est pas trop des mauvaises langues, on balance un peu sur l'isolation acoustique des vieilles maisons et l'incident est clos.

Un jour que je bouquine tranquilou un bon bouquin de Danielle Steel... les tremblement reprennent.. Rien de nouveau... elle se déplace souvent ma voisine et maintenant j'ai cloué Lorie.  Je l'entend donc descendre l'escalier, puis plus rien.... et ma sonnette retentit.

Pas franchement ravi de faire connaissance (comme quoi je suis vraiment un gros con bourré de préjugés et j'ai beau parlé de l'isolation acoustique des vieilles maisons... j'y crois pas vraiment)...je me dirige vers la porte... Peut-être aurai-je une surprise ?? Peut-être se déplace-t-elle avec des aspirateurs aux pieds... gage d'un jeu stupide qu'elle a fait avec des copines.

J'ouvre.... Je recule de 3 bons pas,  pour la voir en entier....


Ma voisine : Salut, t'as pas du sucre ?
Moi : Euh...Bonjour.
Ma voisine : T'as pas du sucre ?
Moi : T'es sûre que t'en as besoin... dans ton état ?
Ma voisine : ....
Moi : Oui... j'en ai ... t'en veux combien de kilo ?
Ma voisine : Juste 200g... c'est pour mon boa.
Moi : ....
Ma voisine : J'ai le droit. T'inquiète pas, j'ai les vaccins et tout... pis en plus il sort jamais... presque jamais, parce que une fois avec l'ancien locataire...
Moi : Quoi l'ancien locataire ???... je l'ai vu, il avait l'air en bonne santé...
Ma voisine : Non, laisse tomber, donne moi plutôt du sucre...
Moi : Tu vas lui faire du caramel ?
Ma voisine (déjà très familière) : T'es con, tu veux qu'il crève ??
Moi (faussement outré) : Nooon !

J'entre dans l'appart.... et des tremblements m'indiquent qu'elle me suit. Elle regarde partout et fait des petits commentaires, comparant  avec la déco des anciens locataires...

Moi : DES anciens locataires ???
Ma voisine : Ben oui... ça fait longtemps que je suis là... et ça a pas mal bougé au rez-de-chaussée...
Moi : Combien de temps ?
Ma voisine : 3ans...
Moi : Pas mal bougé genre...?
Ma voisine : T'es le 6ème locataire... en un an et demi...
Moi : Je cherche pas à expliquer tout ça... ni à tirer de conclusion attive...mais tu l'as depuis quand ton boa ?
Ma voisine : ....
Moi : Non, laisse tomber...

Je cherche, dose, lui donne le sucre.

Ma voisine : T'aimes bien Lorie ?
Moi : Oui... ses jambes surtout.
Ma voisine : Moi, je préfère Ilona... plus matures ses textes, plus authentiques...
Moi (connaisseur) : Mouais, c'est vrai... mais j'ai vu une interview sur YouTube et elle m'a énormément déçu.

Je pense qu'une catégorie "ma voisine" s'impose... car je suis loin d'avoir épuisé ses ressources (sans mauvais jeu de mots... croyez-moi)...





Par Tlaloc - Communauté : foll-ouf
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Vendredi 19 septembre 2008

Qui  n'a jamais entendu ces pubs à la radio vous invitant à connaître votre futur proche en balançant un mot clé foireux... selon le thème... Avec une petite voix fluette et super rapide qui dit à la fin : Prix : 50cts + coût d'un sms...
Alors qui n'a jamais entendu ça... Peut-être les auditeurs de France Culture ou de Musique... mais je suis sûr que les djeuns qui vibrent aux sons de Virgin Radio (prononcer Virgine Wédyo), de Sky Rock (Skaille Roc) ou NRJ (Enerdgie) savent de quoi je parle. Exemple :


Trop grosse ? Trop maigre ? Vous voulez connaître votre poids idéal ? Envoyez "POIDS" au 8 32 32 ... Poids P.O.I.D.S au 8 32 32. Vous aurez la réponse en envoyant "Poids" P.O.I.D.S au 8 32 32...   8 32 32 (chanté)
Prix : 50cts + coût d'un sms

Celui là s'adresse aux nanas... illettrées genre "J'ai tapé POIT... ça marche pas ...!"

En voilà  d'autres tout aussi surprenants:


Vous voulez connaître votre pourcentage de risque d'attraper une maladie neurodégénérative du tissu cérébral qui entraîne la perte progressive et irréversible des fonctions mentales ?  Envoyez  "ALZHEIMER" au 8 32 32. ALZHEIMER... A.L.Z.H.E.I.M.E.R au 8 32 32... 8 32 32
Prix : votre mémoire + coût d'une maison de repos.


Vous voulez connaître avant tout le monde les résultats du Loto Foot... avant même que les matchs soient joués. Envoyez "CORRUPTION" au 8 32 32. CORRUPTION  C.O.R.R.U.P.T.I.O.N AU 8 32 32.....8 32 32
Prix : la mise + coût d'un bookmaker.


Vous voulez comprendre pourquoi votre voisine vous a mis un méchant râteau ? Est-elle homosexuelle ? N'aime-t-elle pas tout simplement votre couleur de cheveux ? Envoyez "EDVIGE" au 8 32 32... EDVIGE... E.D.V.I.G.E au 8 32 32... 8 32 32.
Prix : Gratuit contre toute délation.

Français ? Allemand ? Tchèque ? Vous attendez un heureux évènement et vous voulez connaître la nationalité de votre enfant. Envoyez PARTOUZE au 8 32 32. PARTOUZE... P.A.R.T.O.U.Z.E... au 8 32 32... 8 32 32.
Prix : connection sur Meetic + coût d'un tube de lubrifiant
.


Vous aussi vous voulez connaître les joies des viols collectifs entre hommes dans les douches des prisons. Envoyez la tête de votre voisin à sa femme dans une boîte en carton. L.A    T.E.T.E.  D.E.   V.O.T.R.E.    V.O.I.S.I.N.  à sa femme dans une boîte en carton.... à sa femme dans une boîte en carton....
Prix : une tronçonneuse  + une psychothérapie.

Par Tlaloc - Communauté : foll-ouf
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Jeudi 18 septembre 2008

 Deux guichets d'ouvert seulement... Pourtant il me semble percevoir plus d'agitation derrière les guichets. Sur la pointe des pieds, j'aperçois en effet moult têtes dans le camp des guichetiers. En peu de temps, j'analyse la situation :

  • Une nana qui se cache derrière une pancarte « Guichet fermé »... et qui tapote sur son clavier d'ordi... Sûrement en train de faire son blog (pfff).

  • Un mec qui a l'air de faire le ménage... En tout cas il a les accessoires le lui permettant... mais les mouvements ne vont pas avec... (??)

  • Un type au guichet réservé aux professionnels... Et aujourd'hui, y'en a.

  • Une dame qui bosse pour nous.... les pas–professionnels ( un guichet).

  • Un jeune (stagiaire je présume) et un vieux (sur son dos) qui travaillent en duo (deux guichets).

Tout de suite , je pense au pauvre stagiaire qui s'est embarqué là-dedans. Peut-être que d'où il vient ( du fin fond de la Haute Marne.... Hallignicourt par exemple...) il n'y a pas de bureau de poste et qu'en lisant son contrat le premier jour, il a été surpris de voir cette rubrique :

  •  « Les 10 commandements du parfait petit guichetier de la Poste »

    1. Ne jamais divulguer à vos proches que vous travaillez à la Poste (si vous voulez conserver un peu de dignité et un semblant de vie sociale), l'image de la Poste n'étant pas au beau fixe ces dernières années.

    2. Connaître sur le bout des doigts la règle « des 4 désolés » :Désolé de vous avoir fait attendre. Désolé, vous êtes à découvert. Désolé il n'y a plus de timbre. Désolé nous avons perdu votre colis.

    3. Savoir créer des questions quizz qui seront diffusées sur les écrans de la Poste, du genre :
    Question : Ne pas attendre à la Poste, c'est :
    a. comme Tintin sans Milou.

    b. dommage, je ne pourrais plus lire les questions du quizz.

    c. les guichetiers qui bâclent leur travail et les clients qui en paient les frais.

    d. je passe (mais ça sert à rien... d'ailleurs, ça sert à rien de jouer non plus, car vous aurez la réponse dans la prochaine séquence qui vous montrera des clients contents d'attendre).

 4. Être patient avec les gens qui vous diront : « J'ai répondu bon à la question de la télé au bout de la troisième diffusion... J'ai gagné quoi ? ».

5.
Pouvoir différencier les professionnels des non-professionnels... (c'est facile, c'est ceux qui doublent et qu'on leur dit rien).

6. Savoir jauger une queue. Je m'explique : être capable d'un seul coup d'oeil de définir le temps qu'il restera pour venir à bout de cette queue... Ainsi, déduire l'heure à laquelle vous abaisserez le rideau (de fer) pour empêcher les gens de rentrer afin de finir exactement à l'heure de fermeture...

7. Être capable de comprendre le 6ème commandement sans le lire une 2ème fois.

8. Reconnaître une pièce de 10 centimes à l'odeur.

9. Reconnaître un faux billet à la tête du client.

10. Vous n'êtes pas obligé de sourire.

Le temps d'éditer mentalement ces 10 commandements et me voilà devant le guichet... Enfin.

 

Par Tlaloc - Communauté : foll-ouf
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Mercredi 17 septembre 2008

 La suite :

Les écrans accrochés au-dessus de nos têtes par La Poste pour nous rendre l'attente plus agréable, hypnotisent la moitié de la troupe. Il y a des pubs pour le prêt-à-poster, des minis reportages sur le nouveau timbre « spécial visite du pape » ou « spécial prise d'otage par des pirates » ou « spécial RSA »... bref des timbres qui collent... à l'actualité. Il y a aussi des quizz et je vois ma voisine se torturer les méninges pour répondre à la question suivante (rapport à la future privatisation du service) :

Question : Pour mes envois rapides et sereins en France, je choisis :

a. Des pigeons voyageurs (sachant que l'ouverture de la chasse est proche).
b. D'y aller moi-même (sachant que la baisse du pétrole ne s'est toujours pas répercutée sur les prix à la pompe).
c. La Poste (y'a rien à ajouter).
d. Je passe (mais ça sert à rien... d'ailleurs, ça sert à rien de jouer non plus, car vous aurez la réponse dans la prochaine séquence qui vous montrera des ouvriers (pardon, des fonctionnaires) de La Poste s'acharner à acheminer votre courrier rapidement et sereinement partout en France.)

J'attends la réponse avec impatience... lorsque soudain... le voilà... mon héros, l'idole de toute mon enfance, cette légende vivante... Il a carrément un peu vieilli mais je reconnaîtrais les yeux bandés son style de slalomeur hors norme. En effet, Alberto Tomba (rien que lui... La Bomba) déboule à l'arrière de la queue et en quelque déhanchement subtiles, flirtant avec les piquets du slalom (de la file), le voilà devant tout le monde... Le public est en délire, tout le monde l'applaudit.... Euh... Non... tout le monde le hue... Personne ne le reconnaît...


Un mec
: Non mais euh... ça va ? Vous avez pas l'impression de redoubler tout le monde.
Alberto Tomba (vieux): Je suis un professionnel, j'ai priorité...
Le mec : Ah... Ben fallait le dire.
Alberto Tomba (vieux) : Ben j'le dis...

Que de distraction aujourd'hui à la Poste. En plus on est tous témoin d'une conversation très animée entre un guichetier et un client. En effet, Jean-Pierre Monpantalon le disait très bien : « Les paroles s'arrêtent à la ligne de confidentialité de la Poste, comme le nuage radio-actif de Tchernobyl s'arrête au frontière de la France. »

Le guichetier : Non, vous ne pouvez rien retirer Monsieur.
Le client : Je vais être payer demain... et là j'ai besoin de 200 euros.
Le guichetier : Je suis désolé Monsieur, vous avez déjà dépassé le découvert autorisé.
Le client : Oui, je sais, mais je vais être payer demain... là j'ai besoin de 200 euros.
Le guichetier : Et... voyons.... clic clic clic... votre Livret A est vide.
Le client : Oui, je sais mais je vais être payer demain... là j'ai besoin de 200 euros.
Le guichetier : Oui, mais là, aujourd'hui, je peux rien faire.
Le client : Oui, je sais mais je vais être payer demain... là j'ai besoin de 200 euros.
Le guichetier : Oui, mais là, aujourd'hui, je peux rien faire.
Le client : Oui, je sais mais je vais être payer demain... là j'ai besoin de 200 euros.
Le guichetier : Oui, mais là, aujourd'hui, je peux rien faire.

.... et le temps passe et ils repassent la question du quizz pour la neuvième fois... et ma voisine est toujours aussi attentive.

A suivre...

Par Tlaloc - Communauté : foll-ouf
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Mardi 16 septembre 2008

 
" Je reviens tout de suite, je vais juste à la Poste...", je lance en fermant la porte. J'ai l'impression d'entendre des éclats de rire dans l'appart et je me demande ce que j'ai dit de si drôle.

Arrivé sur place, je file droit vers la machine automatique... la balance qui me délivrera le timbre dont j'ai besoin pour envoyer une BD Astérix à Gudule25, E-Bayeur débutant  à qui j'ai vendu cet album. Un album unique d'ailleurs. Astérix au Jeux Olympiques dédicacé par Benoît Poelvoorde, Alain Delon, René Goscinny et Idéfix lors du dernier festival de la BD à Angoulème (Y'a des vendeurs peu scrupuleux sur E-Bay... mais y'a tellement d' acheteurs si naïfs...).
Je reste planté 5 minutes avec ma pièce de 2 euros et ma BD avant de m'apercevoir que la balance n'est pas la balance mais la machine pour faire de la monnaie. Je perds 5 minutes de plus devant la vraie balance... en panne... et je file vers la file ... d'attente.

Cette fameuse file d'attente en zig-zag, expertement appelée FAZZ ( File d'Attente en Zig-Zag) brevetée par Jean-Noël Oalabouche et inaugurée par Mickey et Dingo dans un Disney-Land des States en février 1998. Améliorée par une équipe de chercheurs du CRIEFA (Centre de Recherche Internationale de la File d'Attente) en 2001, elle apparaît en France, à la Poste et à la SNCF. Après une tentative désespérée de s'implanter dans les cabines téléphoniques et devant les péages autoroutiers, les FAZZ sont en déclin. Cette baisse d'activité est accentuée de nos jours par la prolifération des cyber-gens (ces personnes qui restent cloîtrées devant leur ordi) qui appauvrissent le sFAZZ au profit des cyber-files. Finalement, ce phénomène de société n'aura laisser de distrayant que cette célèbre citation de Jean-Pierre Monpantalon : « De toutes façons, à la vitesse de la Poste, on risque pas de vomir dans les virages de la file d'attente. »

Fermons cette parenthèse historienne pour nous intéresser aux personnes qui attendent ce jour-là à la Poste. Car même si ces gens n'ont pas été inaugurés par Mickey et Dingo, ils méritent ces quelques lignes.

D'abord, il y a cette dame d'un certain âge qui ne cesse de soupirer. Au début, j'ai cru qu'elle était essoufflée. Mais à la vitesse où nous allons, je révise mon jugement... avec raison... En fait, ses soupirs étaient des soupirs d'impatience et aussi des soupirs de « j'aimerais bien que quelqu'un soupire avec moi et qu'on casse du sucre sur le dos des guichetiers, de la Poste et puis de cette p***** de société... ». Et voilà, cet homme qui mord aux appâts de la dame...

L'homme
: pffff.... ils exagèrent... seulement 2 guichets d'ouvert.
La dame : Oui, pfff... aux heures de pointe en plus...
(NDLR : il est 15h)
L'homme : Oui, et quand y'a personne, ils ouvrent 5 guichets...
(NDLR : tu t'es pas dit que c'est parce que il y avait 5 guichets ouverts que t'avais l'impression que il n'y avait personne ??? Gros con !!)
La dame : Oui, pfff, c'est vrai ça...

A suivre ....

 

Par Tlaloc - Communauté : foll-ouf
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Dimanche 14 septembre 2008

   Ça y est, je suis libre... Je sors. Bien-sûr avec ses potes, on sort... on sort loin même... on va jusque dans les tréfonds de son être... et souvent on en ressort changé... du moins le lendemain matin et une bonne partie de la journée.

Non, là je sors... seul.... sans escorte.... indépendant.... libéré de cette dictature de groupe où la majorité a forcément raison.... Je serais à moitié nu, en Écosse, la tête sur un billot avec un mouchoir en soie dans la main... je crierai « FREEDOM ».... mais c'est du déjà vu.

Et où je vais ? Au théâtre... c'est pour ça que je suis seul. « Un ciné, à la limite.... mais le théâtre, c'est pourri... » (c'est mes potes).

Je traverse le parking fier comme un camion sur l'autoroute qui dépasse enfin une voiture (une Twingo sans doute) et me dirige vers la salle polyvalente dans laquelle une représentation théâtrale a lieu dans quelques minutes.

Je paye. je m'assois et dès lors mon état d'indépendance a déjà disparu... mais je ne m'en suis pas aperçu. Pourtant me voilà solidaire d'un groupe de gens inconnus. Plus tard je verrai une mamie, un couple de jeunes et un monsieur plutôt costaud (rapport à son embonpoint).

Le lien récent et pourtant si solide qui nous unit.... ce sont ces p****** de chaises que l'organisateur de la soirée a décidé d'accrocher les unes aux autres pour une raison que je ne comprends pas.... que je ne cherche pas à comprendre.

Je m'évade d'un carquois pour m'enfermer dans un autre encore plus inconfortable. Vous vous dîtes qu'il est facile de désunir ces chaises... un crochet mâle, un crochet femelle... c'est pas sorcier, c'est l'essence de la vie, la base de tout.... Bien oui ! Mais je suis au milieu. L'arbitre en somme. (« A ma gauche, 86 kg à eux deux, ils ne se lâchent pas des yeux et leurs bouches ont une légère tendance à s'attirer bruyamment l'une vers l'autre, à leur palmarès on ne compte pas moins de 3 médailles d'or d'indécence et 2 d'argent en impudeur... J'ai nommé : LE COUPLE DE JEUNES... A ma droite, 112 kg + 32 kg, ils ne se connaissent pas mais Madame est déjà incommodée par la largeur d'épaule de Monsieur... et se mêlent au vacarme du Couple de jeunes, un bruit de sussion émanant de la bouche de la Dame manifestant ainsi son irritation....J'ai nommée LA VIEILLE et LE GROS HOMME....). En fait, je ne m'imagine pas demander à chacun de se lever pour décrocher les chaises. En quittant mes potes, j'ai gagné en liberté mais j'ai perdu en force de persuasion et en courage.

Nous voilà donc, attachés. Impossible d'avancer ou de décaler sa chaise pour espérer avoir une vue dégagée sur la scène entre les deux épaules de ceux de devant. Impossible pour moi, en tout cas. Car, pour le monsieur costaud, nos 250 kg cumulés paraissent dérisoires. D'un coup de hanche rageur pour se placer comme bon lui semble, il fait pivoter la rangée... et nous voilà désaxés... regardant un coin de la scène et un mur.... Le monsieur, s'excuse, recule. Le choc est violent... les bruits d'exaspération de la Dame se multiplient... . Le Couple de jeunes n'a rien remarqué... sûrement habitué à des secousses similaires... En cela, je dis qu'ils doivent vivre dans une région sismiquement sensible... rien d'autre.

A priori, rien de grave... Sauf que Monsieur avait la bougeotte et s'excusait chaque fois très fort, ce qui gênait notre entourage proche qui se détournait en soupirant... Bref à la question : « Alors c'était bien ?? » J'ai répondu « Non, les chaises étaient attachées... ».

Par Tlaloc - Communauté : foll-ouf
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Samedi 13 septembre 2008

Pour mon 1er poste, j'annonce la couleur. Le titre n'est pas sans évoqué le célèbre texte de Philippe Delerm : La première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules... Ici, il ne sera pas questions de plaisirs... mais au contraire de ces petites plaies de la vie quotidienne (ou pas) qui jalonnent notre parcours parfois si tranquille. Une ode à ces petites embûches qui rendent la première gorgée de bière si inoubliable.

La dernière gorgée de bière, donc. Celle qu'on appréhende depuis le début de cette fameuse soirée qui devait être destinée au départ à des révisions, le bouclage d'un mémoire, un plateau télé, un bon bouquin... mais que les potes insistants et persuasifs (" Allez viens, y'aura Machine pis sa copine...") ont transformé en virée bien arrosée. On passe les détails : les échecs avec Machine et sa copine, la musique trop forte, une ex qui nous colle... pour arriver à la scène qui nous intéresse.

On est assis par terre, les jambes tendues et légèrement écartées en face d'un pote dans la même position et chacun de nous a posé un bière ouverte entre ses jambes en prenant soin d'y déposer délicatement la capsule à l'envers (les amateurs de ce jeu populaire et ô combien dégradant.... auront reconnu le Cap's).

Pour les novices, ce syllogisme leur présentera l'activité et la finesse et la spiritualité de ce jeu ne leur échapperont pas. "Plus tu bois, moins ton adversaire bois. Moins ton adversaire bois, plus tu bois". Syllogisme que l'on peut réduire par "Plus tu bois, plus tu bois".

La voilà, la dernière gorgée de bière. On le sait. Pourtant une ambiance testosteronée, la présence de Machine et sa copine (un espoir subsiste), le goût du jeu (pas celui de la bière), l'honneur... nous pousse à prendre la canette, à lever lentement le bras, à poser le bout de nos lèvres sur le goulot... L'odeur nous fait fermer les yeux. La sensation du liquide qui s'écoule dans notre bouche nous redonne l'espoir. "C'est pas si pire, en fait..." Et là, on garde cette gorgée dans la bouche... de même qu'on l'avait fait  4 heures plus tôt pour la première... mais pas pour la même raison. Pourtant recracher serait la pire des choses.

On avale. La déglutition forcée nous arrache une grimace très équivoque. Nos potes ont compris. Machine et sa copine si elles sont habituées à sce genre de soirée...ont compris aussi. Maintenant tout se passe en nous.

Les quelques centilitres de bière descendent le long de notre oesophage... Comme la mer se retire avant le raz de marée... on ressent le contenu de notre estomac qui se compresse au fond comme pour prendre son élan, laissant un  assèchement total de l'oesophage et du haut de l'estomac. Une oreille attentive pourrait entendre le crépitement des parois qui s'assèchent... mais on l'a dit : la musique est trop forte.

On ouvre les yeux, on les exorbite en fait. On ferme la bouche (dernière digue avant le tsunami)... Mais il est trop tard...

Par Tlaloc - Communauté : foll-ouf
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